La question qui nous réunit est celle de la frontière entre la vie privée et le pouvoir disciplinaire : un salarié peut-il être sanctionné pour des propos tenus sur un réseau social, même si l'accès est restreint ? La jurisprudence actuelle navigue entre la protection de la liberté d'expression et la nécessité de lier le manquement à une obligation contractuelle, tout en questionnant la réalité du caractère privé d'un espace numérique dès lors que sa diffusion devient massive.
Pour éclairer ce débat, j'ai sollicité :
Cons. Blanchard, pour la perspective de la chambre sociale de la Cour de cassation. Me Leclerc, pour la défense des intérêts des salariés. Me Chen, pour l'analyse des enjeux du droit du numérique. Cons. Dupont, pour l'apport du droit civil. Dep. Robin, pour la vision de la représentation nationale. Me Rousseau, pour la protection des libertés fondamentales. Del. Garnier, pour la voix du dialogue social. Pdt. Dufour, pour les impératifs de l'entreprise.
Cons. Blanchard, je vous laisse la parole pour initier la réflexion.